Le millésime 2014, c’est fait !

Après quelques inquiétudes climatiques, après Drosophila suzukii nous avons maintenant un peu de recul pour appréhender l’élevage de ce nouveau millésime.
Quels sont les constats ?
LES PLUS
– abondant, se prêtant parfaitement à la segmentation,
– très aromatique quelle que soit la couleur,
– tanins fins pour les vins rouges,
– fermentations malo-lactique rapides suite aux températures exceptionnelles,
– pH élevés après « malo » augmentant le côté « gourmand ».
LES MOINS :
– Quelques vins touchés par les drosophiles (et vendanges grêlées) présentent des notes d’acétate d’éthyle plus ou moins fortes.
– Certains vins destinés au vrac ou entrée de gamme, très plaisants aujourd’hui, peuvent avoir une durée de garde limitée dans le temps.
– Les pH sont plus élevés qu’à l’accoutumé et les acidités totales sont encore un peu hautes après malo. Ces dernières risquent de chuter de façon significative après l’hiver au vu de la concentration en acide tartrique des vins.
– Autre conséquence des deux paramètres précédents: un risque Brettanomyces plus élevé.
Nos solutions :
– Utilisez les alternatifs (copeaux/blocks/staves) sous les formes qui conviennent le mieux et à la gamme du vin et à l’intensité du défaut et à la durée d’élevage pour vous déterminer dans le choix. Notre ronde des bois (diffusée dans la Lettre de Pascal n°1 reste un outil efficace d’aide à la décision).
– Présentez les vins au contrôle produit en début de campagne (mars/avril) et demandez une analyse des paramètres systématique, même pour le vrac, afin de bien vérifier la conformité analytique (en particulier pour l’intensité colorante);
– Réalisez des soutirages physiques pour éliminer les lies, notamment en fin de malo et en sortie d’hiver.
– Soutirez vos barriques au printemps (également fortement conseillé).
– Soyez vigilant par rapport à vos niveaux de SO2 libre et SO2 actif, à partir de la remontée des températures des vins.
– Demandez la dégustation des vins qui vous paraissent suspects, si celle-ci n’est pas prévue par votre contrat.
– Effectuez des dénombrements Brettanomyces en cas de doute.
– Utilisez le chitosane en préventif sur les barriques dans les chais à antériorité Brettanomyces récente (KILLBRETT).